7 à 11 Que rendre à Dieu pour de tels bienfaits ? En réponse à cette question, nous voyons apparaître en pleine lumière l'intelligence si profonde qu'a le psalmiste des institutions religieuses d'Israël. Ce ne sont pas les victimes comme telles que Dieu recherche dans les sacrifices ; elles n'ont aucune valeur, si elles ne symbolisent le don du cur. Cette pensée, exprimée déjà par Samuel (1Samuel 15.22), inspire plusieurs psaumes (15, 24, 50, 51) et reparaît souvent dans la bouche des prophètes (Esaïe 1.14 ; Osée 6.6 ; Michée 6.6-8, etc.)
L'offrande : le gâteau de farine et d'huile, par opposition au sacrifice sanglant.
Tu m'as percé les oreilles : pour me rendre capable d'entendre tes ordres et de t'obéir. Tel était sans doute le sens symbolique de l'usage israélite qui consistait à percer l'oreille du serviteur qui renonçait à sa liberté, pour rester chez son maître (Exode 21.6). Jérémie oppose de même aux sacrifices l'obéissance qui sait écouter la voix de Dieu (Jérémie 7.21-23 ; comparez Esaïe 50.4-5).
A ces mots : Tu m'as percé les oreilles, les Septante substituent ceux-ci : Tu m'as formé un corps. Cette leçon, issue peut-être d'une faute de copiste, a été admise d'autant plus facilement, qu'elle oppose aux victimes lévitiques le corps même de l'homme, destiné à être consacré à Dieu. C'est cette idée que développe l'épître aux Hébreux, en citant notre psaume (Hébreux 10.5).