Il s'en remet à l'Eternel, littéralement : il roule (son souci, son fardeau) vers l'Eternel. C'était une expression usuelle du langage religieux (Psaumes 37.5 ; Proverbes 16.3) ; les persécuteurs rappellent ironiquement la règle de conduite que l'affligé a toujours prétendu suivre et que, sans doute, il a recommandée à d'autres. Satan n'a point de dard plus mortel pour navrer les âmes, que quand, tournant les promesses de Dieu en moquerie, il tâche de nous arracher notre espérance. Ils ne disent pas simplement que les prières de David ont été vaines, mais ils le taxent indirectement d'hypocrisie, de ce qu'il prétendait à faux titre le nom de Dieu (Calvin). Voir de nouveau, pour l'accomplissement littéral de la prophétie, Matthieu 27.43.