Partout où il y avait un groupe de Juifs un peu nombreux, même en terre païenne et jusqu'aux extrémités de l'empire, on trouvait une synagogue, qui servait de lieu de réunion et de culte.
Placée sous la direction générale des anciens, la synagogue était administrée par des fonctionnaires spéciaux : un ou plusieurs "chefs de la synagogue," (Marc 5.22) un serviteur ou huissier (verset 20) qui remplissait aussi les fonctions de maître d'école. La synagogue était un bâtiment rectangulaire dont l'entrée était distinguée par un portique grec.
Quand l'édifice était de grande dimension, l'intérieur était divisé en nefs par des rangées de colonnes. Au fond, sur un parquet surélevé, se trouvait l'armoire sainte qui contenait les manuscrits de l'Ecriture.
Chaque sabbat, il y avait une réunion de culte. Elle commençait par une prière liturgique, que récitait un membre de l'assemblée désigné par le président, et qui était aussi chargé ensuite de lire la péricope tirée des prophètes. L'assemblée écoutait debout, le visage tourné vers Jérusalem, et répondait par un amen. La lecture de la loi venait ensuite : elle était faite par sept membres et accompagnée d'un commentaire oral. Puis un assistant lisait un fragment des prophètes et y ajoutait quelques paroles : il se tenait debout pour lire mais s'asseyait pour parler. (verset 20) Après la bénédiction finale, l'assemblée se retirait.
- Voir pour plus de détails et pour le texte des prières liturgiques, Edersheim, La société juive, trad. Roux, ch. XVI et XVII