Il y avait entre eux non seulement entretien, mais discussion ; celle-ci ne pouvait porter que sur le sens et la valeur des promesses de Jésus ; comp. v. 21. - Le καὶ αὐτός est un pur hébraïsme, que des variantes sans autorité ont effacé. - S'étant approché, probablement en les rejoignant par derrière (Meyer). - Le passif de κρατεῖν est souvent employé pour désigner l'empêchement apporté à l'action des organes corporels ; rien n'oblige donc d'attribuer ici l'empêchement à une action surnaturelle. Il s'explique, d'un côté, par le changement que la résurrection avait produit dans toute la personne de Jésus (ἐν ἑτέρᾳ μορφῇ, Marc.16.12) et, de l'autre, par le manque de foi des disciples, qui faisait qu'ils ne s'attendaient point à la réapparition de leur Maître ; comp. Jean.20.15 : « croyant que c'était le jardinier. » Le τοῦ μή ne suppose pas nécessairement une intention personnelle ; c'est le impediri quin.
Verset 17. Jésus, en bon pédagogue, interroge avant d'instruire. Pour être bien écouté, il faut avoir fait ou laissé parler. - Il m'est impossible de donner la préférence à la leçon des anciens Mjj., alex. et byz. : « Et ils s'arrêtèrent l'air tout tristes. » Quand s'arrête-t-on tout triste ? Quand, étant fort pressé, on est empêché d'avancer. Il n'y a ici rien de semblable. Il faut lire avec les byz. postérieurs : « et [en raison de ces choses dont vous discutez] vous êtes tout tristes. » C'est un second fait que Jésus signale, encore d'un ton à demi interrogatif, comme conséquence naturelle de celui sur lequel portait sa première question. Cette forme essentiellement hébraïque n'a pas été comprise par les copistes.
Versets 18 à 20. Le récit des deux disciples :