Tous ces détails sont particuliers à Luc. Au v. 27, nous voyons le sentiment populaire éclater par la bouche des femmes, non, comme le pense M. de Pressensé, de celles qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, mais des habitantes mêmes de Jérusalem. - Le καί aussi, du T. R. a plutôt été retranché qu'ajouté : « qui non seulement l'accompagnaient, mais encore se lamentaient. » - Les paroles de Jésus témoignent de son complet oubli de lui-même en ce moment, terrible ; elles renferment une allusion à Os.10.8. Le bois vert, c'est Jésus, que les Juifs font conduire à la mort par la main des Romains, malgré sa soumission constante à l'autorité païenne ; le bois sec, c'est le peuple juif, qui par son esprit de révolte attirera à plus forte raison sur lui la vengeance romaine. Sans doute, à l'arrière-plan du jugement humain qui atteindra la nation, il faut voir, comme dans toutes les paroles semblables (comp. Luc.3.9, etc.), le jugement divin dont sera frappé chaque individu. Ce dernier rapport est exigé par la liaison des v. 30 et 31[1]. L'image du bois vert, et du bois sec est empruntée à Ez.21.3,8. - Les deux malfaiteurs étaient probablement des compagnons de Barabbas. Ce surcroît d'infamie pour Jésus était peut-être dû à la haine des chefs ; Dieu en a tiré la gloire de son Fils. Il faut naturellement entendre : « deux autres [hommes] qui étaient malfaiteurs.
2o Versets 33 à 38. La crucifixion.
Notes
[1] Le philologue hollandais Peerlkaamp (dans son Taciti Agricola, Leyde 1864) pense qu'il faut transporter ce v. 31 après le v. 27 : « Et elles le pleuraient disant : Si ces choses, etc. » Mais rien dans le texte n'exige cette transposition arbitraire.