Après sa première dénégation, Pierre, comme effrayé de lui-même, s'était retiré vers le portail (πυλών, Matthieu), ou vers l'avant-cour (προαύλιον, Marc) située devant le portail. Là, quoique plus à l'écart, il est encore l'objet d'une petite persécution de la part de la portière qui l'avait introduit (Marc), d'une autre servante (Matthieu), d'un autre individu (ἕτερος, Luc), des assistants en général (εἶπον, ils dirent, Jean). L'accusation partit probablement de la portière qui connaissait sa relation intime avec le disciple qui l'avait introduit : elle le trahit auprès d'une autre servante ; et celle-ci le signala aux domestiques. Enfin, une heure après environ (Luc), un parent de Malchus (Jean) le reconnaît et engage un entretien avec lui. La réplique de Pierre le fait reconnaître à son accent comme Galiléen et par conséquent comme disciple de Jésus, et le troisième reniement a lieu ; le chant d'un coq retentit (Matthieu, Luc, Jean), et cela pour la seconde fois (Marc). La leçon ὁ ἀλέκτωρ, le coq, est certainement inexacte ; il faut lire sans article (coq chanta).
Versets 61 et 62. Repentir de Pierre :