Depuis le soir précédent, les membres du Sanhédrin s'étaient consultés (le ζητεῖν, 19.47), et ils étaient parvenus à formuler une série de questions propres à embarrasser Jésus ou à lui arracher une réponse qui le compromettrait, soit auprès du peuple, soit auprès des autorités juives ou païennes. L'interrogatoire du v. 2 est le premier résultat, de ces conciliabules. Le v. 1 énumère les trois classes de membres dont se composait le Sanhédrin ; c'était une députation en forme ; comp. Jean.1.19 et suiv. Les anciens ne sont mentionnés que comme personnages secondaires, à côté des sacrificateurs et des scribes. - La question porte sur l'un de ces deux points : l'origine de l'autorité que Jésus s'attribue ou l'intermédiaire par lequel il l'a reçue : « Ton pouvoir provient-il de Dieu ? ou quel est l'agent par lequel il t'a été conféré ? » Ce qu'il y avait d'embarrassant dans cette enquête, c'est que la réponse, quelle qu'elle fût, serait ensuite livrée à l'appréciation de pareils juges.
Verset 3. La réponse de Jésus semble au premier coup-d'œil n'être qu'un subterfuge, un expédient habile destiné à les embarrasser, plutôt qu'une réponse sérieuse. Mais ce n'est là qu'une apparence. N'était-ce pas par l'intermédiaire de Jean-Baptiste que Jésus avait été divinement accrédité auprès du peuple ? Tout dépendait donc de savoir s'ils reconnaissaient l'autorité prophétique de Jean. Dans ce cas l'origine divine de l'autorité de Jésus était garantie.