En Grèce on cherche la vérité ; en Israël on poursuit le salut et, pour l'obtenir, la justice. Aussi la même question se retrouve-t-elle dans la bouche du jeune homme riche. - L'expression : se leva, montre que Jésus et les personnes qui l'entouraient étaient assises. Holtzmann juge cette « scénerie » incompatible avec l'idée d'un voyage. Comme si, dans une course d'évangélisation, Jésus devait toujours se tenir sur ses pieds ! L'épreuve que le scribe voulait faire subira Jésus portait, soit sur son orthodoxie, soit sur son habileté théologique. Sa question reposait sur l'idée du mérite de l'œuvre. Proprement : Quelle œuvre ayant fait hériterai-je certainement… ? Le terme hériter fait allusion à la possession de la terre de Canaan, que les enfants d'Israël avaient reçue comme en héritage des mains de Dieu, et qui demeurait, dans la pensée juive, le type du bonheur messianique. La question de Jésus distingue entre le contenu
(τί) et le texte (πῶς) de la loi. On a cru qu'en disant : comment lis-tu ? Jésus montrait au scribe le phylactère attaché à son vêtement et sur lequel étaient écrits des passages de la loi. Mais au v. 28 il y aurait : Tu as bien lu, et non : Tu as bien répondu. Rien ne prouve d'ailleurs que ces deux passages fussent réunis sur les phylactères. Le premier seul paraît y avoir figuré.