D'après les autres synoptiques, il n'y avait pas là uniquement, comme adversaires, les scribes, mais aussi des pharisiens (voir sur les premiers Matthieu 23.2, note, et sur les derniers Matthieu 3.7, note), venus ensemble de divers lieux pour épier Jésus, (Luc 5.17)
C'est donc ici proprement que commence dans le récit de Matthieu cette opposition hostile qui ira toujours croissant jusqu'au dénouement.
- Comment ces adversaires pouvaient-ils voir, dans le pardon prononcé par Jésus, un blasphème ? Il leur paraissait que Jésus usurpait un attribut divin.
Dans Marc et Luc les contradicteurs complètent ainsi leur pensée : "Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?" Et dans l'ignorance où ils étaient de la personne de Jésus, ils avaient raison. Quand plus tard le Maître autorise ses disciples à pardonner les péchés, il leur délègue un pouvoir qu'il exerce, lui, directement, et ils ne pourront, eux, qu'annoncer le pardon au nom de Dieu et du Sauveur. (Matthieu 16.19 ; 18.18 ; Jean 20.23 ; notes.)