La première partie de cette phrase est inachevée, mais les pharisiens ont compris, et Jésus tire aussitôt la conséquence de ce faux principe.
La tradition autorisait donc un fils à dire à son père ou à sa mère dans le besoin : "J'ai prononcé le mot sacramentel de corban, ou offrande à Dieu, sur ce bien qui (grec) pourrait t'être utile, dont je pourrais t'assister, donc, il n'est plus à moi, il est sacré."
Jésus n'achève pas, les pharisiens ont compris, car sous ce prétexte leur tradition exemptait un homme d'assister ses parents pauvres. (Marc 7.12)
Mais il ajoute : Celui qui agira ainsi n'honorera certainement pas son père ou sa mère ; il aura violé le commandement de Dieu.
Cette explication, adoptée par Meyer et par d'autres, est la plus conforme au grec et à la forte négation (certainement pas) qu'il présente.
Cependant plusieurs exégètes et des traducteurs récents mettent dans la bouche des pharisiens les deux parties de ce verset, et leur font dire : "Celui qui aura dit :" C'est une offrande,"n'est pas tenu d'honorer son père ou sa mère."
Mais est-il probable que les pharisiens, rigoureux observateurs de la loi, eussent eu l'imprudence d'en autoriser si expressément la violation ?
Westcott et Hort retranchent ou sa mère, à la fin du verset, d'après Sin., B, D.
A cause de signifie, comme au verset 3, en faveur de ; de votre tradition que vous mettez au-dessus de la loi de Dieu, et par laquelle vous annulez cette loi !
Le texte reçu porte : le commandement, une variante de B, D, plusieurs versets : la parole de Dieu.