Quand le fruit est mûr (grec quand il se donne, se livre, se détache ou se produit ; ou, suivant d'autres, dans un sens actif : quand le fruit le permet), aussitôt il y met la faucille (grec il envoie la faucille) ; qui ? le semeur, qui reparaît à ce moment seulement et recueille le fruit de son travail.
- Quelle est maintenant la pensée de cette parabole ?
Elle nous présente des faits moraux, des expériences qui se produisent dans le royaume de Dieu, (comparez Matthieu 3.2, 2e note) considéré soit dans son universalité soit dans chaque âme individuelle.
La semence est, comme dans la parabole précédente, la parole de Dieu. Elle possède en elle une puissance de vie qui lui permet de porter du fruit d'une manière spontanée. Entre cette parole divine et l'âme humaine il y a la même affinité qu'entre la terre et la semence ; en sorte que l'action harmonique de la parole et de l'âme produit d'elle-même, sans aucun concours de celui qui a répandu la semence, et sans que celui-ci sache comment s'accomplit ce mystérieux travail, la régénération, la sanctification, tous les fruits de la vie nouvelle.
Un point secondaire de la comparaison, c'est la croissance lente, graduelle mais certaine de la vie divine, jusqu'à sa perfection. Pour qu'elle s'opère, Il faut du temps, sans lequel rien n'arrive à maturité.
"Cette parabole nous enseigne la patience, comme la parabole de l'ivraie enseigne la tolérance."De Wette.
Le Sauveur sait que, malgré tous les obstacles que sa parole rencontre dans le monde, le jour de la moisson viendra. Lui-même enverra la faucille ; (Joël 3.13 ; Apocalypse 14.15) et il nous a dit que les moissonneurs sont les anges. (Matthieu 13.39)