Jésus voit ce malade parmi tous les autres, et ressent pour lui une profonde compassion.
Il connaît, en effet, qu'il y a longtemps qu'il souffre, non qu'il ait reçu, comme on l'a supposé, quelques renseignements, ou l'ait appris du malade lui même ; mais par cette intuition divine avec laquelle il pénétrait toute la vie de ceux qu'il avait devant lui. (verset 14 ; comparez Jean 4.18,29)
- La question : Veux-tu être guéri ? a paru étrange. Il était bien évident qu'il le voulait !
Cela n'est point certain. Paralysé depuis tant d'années, découragé, ayant vu toutes ses espérances déçues, cet homme avait probablement perdu jusqu'à la faculté de vouloir. Et le premier but de la question de Jésus était précisément d'exciter cette volonté paralysée comme le corps du malade, de produire chez lui un mouvement d'espoir et d'énergie.
Puis le Sauveur voulait surtout attirer sur lui l'attention de ce malheureux, entrer en rapport avec lui, réveiller en lui une première étincelle de confiance et de foi. (Comparer Luc 18.40,41)
Le malade sent la compassion de Jésus et n'hésite pas à lui raconter toute sa misère. (verset 7) D'ailleurs le Sauveur avait en vue une guérison plus grande que celle du corps ; (verset 14) et pour qu'il pût opérer ce relèvement moral, il lui importait plus encore d'obtenir du malade une réponse ferme à cette question : Veux-tu ?