Διὰ τοῦτο, c'est pourquoi, résume ce qui précède et en même temps est expliqué par la phrase qui termine le verset : parce que… - Le mot διώκειν, poursuivre, indique la recherche des moyens de nuire. - En faveur de l'authenticité des mots suivants dans le T. R. : Et ils cherchaient à le faire mourir, on pourrait alléguer le μᾶλλον, encore davantage, du v. 18. Mais il est plus probable que c'est ce mot même du v. 18 qui a provoqué cette interpolation. - L'imparfait ἐποίει, il faisait, exprime malignement l'idée que la violation du sabbat est désormais passée chez lui à l'état de principe : il est coutumier du fait. Cette idée se perd entièrement dans la traduction inexacte d'Ostervald et de Rilliet : « parce qu'il avait fait cela. » - Le pluriel ταῦτα, ces choses, rappelle la double violation du sabbat, la guérison et le port du fardeau.
Remarquons ici deux analogies entre Jean et les synoptiques : 1o Dans ces derniers aussi, Jésus est souvent obligé de faire ses miracles comme à la dérobée et même d'imposer silence à ceux qu'il a guéris. 2o C'est à l'occasion des guérisons sabbatiques faites en Galilée que, chez eux également, le conflit éclate (Luc 6.1-11).
II. Le discours de Jésus : versets 17 à 47.
Dans ce discours, destiné à défendre l'acte qu'il vient d'accomplir, sont développées les trois pensées suivantes :
- Jésus justifie son œuvre par le rapport de subordination parfaite qui existe entre son activité et celle de son Père : v. 17-30
- La réalité de cette relation ne repose pas uniquement sur l'affirmation personnelle de Jésus ; elle a pour garantie le témoignage de Dieu même : v. 31-40 ;
- Appuyé sur ce témoignage du Père, Jésus passe de la défense à l'attaque et dévoile aux Juifs la cause morale de leur incrédulité, qui est l'absence chez eux du vrai esprit de la loi : v. 41 à 47.
Le Fils ouvrier du Père : versets 17 à 30