Cette parole, qui a quelque chose de sévère surprend au premier abord.
Il y a une désapprobation évidente dans ces termes que Jésus choisit et accumule à dessein : miracles (grec signes) et prodiges, l'un indiquant une manifestation du monde invisible, l'autre un acte merveilleux contraire aux lois de la nature
Il en est de même de la double négation qui se trouve dans l'original et qui signifie : Vous ne croirez certainement point.
A qui s'adresse ce reproche ? D'abord à celui qui l'implore (il lui dit) et qui aurait dû croire, sans miracle, par la connaissance qu'il avait de Jésus ; (verset 47, note) mais aussi aux Galiléens qui l'entouraient, comme l'indiquent les verbes au pluriel.
Tous recherchaient des miracles, (Matthieu 12.38 ; 1Corinthiens 1.22) et Jésus voulait qu'ils crussent en lui par sa parole, qui mettait la vérité en contact immédiat avec leur âme. Il ne nie pas la valeur de ses miracles pour préparer la foi ; il y fait appel lui-même ; (Jean 10.37,38 ; 14.11) mais ce n'est là, à ses yeux, qu'un moyen secondaire et qui reste inutile s'il ne conduit les âmes directement à lui. D'ailleurs il ne refuse point sa demande à ce père qui l'implore ; il lui donne une instruction qui contribuera à l'amener à la vraie foi. (verset 53)