1 *Sonnez de la trompette en Sion, sonnez avec éclat dans ma sainte montagne ! Que tous les habitants du pays tremblent, car le jour de l’Éternel vient ; car il est proche, 2 un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et d’épaisses ténèbres : c’est comme l’aube qui s’étend sur les montagnes, – un peuple nombreux et fort, tel qu’il n’y en eut jamais, et qu’après lui, il n’y en aura point jusqu’aux années des générations et des générations.
v. 1 · Bible annotée · 18/10/2026
Un grand nombre d'interprètes envisagent cette nouvelle description comme se rapportant au même événement que la précédente : Joël recommencerait en termes plus énergiques le tableau du fléau qu'il n'avait en quelque sorte qu'esquissé au chapitre 1. Cette supposition nous paraît inadmissible. D'abord ce serait un manque de goût choquant, dont un écrivain tel que Joël n'est pas capable, que de recommencer ainsi dans un second tableau à peu près semblable la description du même fait. Puis la plaie dont il est parlé au chapitre 1 est un fait décrit comme presque passé, lors même que la sécheresse se fait encore durement sentir. Ce fléau est tellement un fait accompli que les trois transformations de la sauterelle ont déjà eu lieu, Joël invite les parents à transmettre la mémoire de cet événement lugubre à leurs enfants et par ceux-ci à leurs descendants ; les sacrificateurs doivent publier un jeûne et toutes les classes du peuple mener deuil. Enfin, 1.2-5, le prophète parle des ravages causés par les sauterelles comme d'un malheur actuel que Dieu réparera dans l'avenir en cas de repentance. Dans le chapitre 2, au contraire, tout est encore à venir. On doit sonner de la trompette pour annoncer le nouveau malheur qui approche. Ce malheur ne sera pas seulement un prélude de la journée de l'Eternel, comme celui de 1.15 ; ce sera la journée de l'Eternel elle-même (2.1-2). Tous les efforts de quelques interprètes pour distinguer ce jugement que décrit le chapitre 2 d'avec la journée de l'Eternel, dont il ne serait aussi que le prélude, échouent contre les termes du texte. Comparez particulièrement le verset 11 qui identifie absolument les deux choses.
D'après cela, Israël se trouve placé, au moment où lui parle le prophète, entre deux jugements, l'un actuel sous le poids duquel il est courbé, l'autre dans l'avenir, qui, s'il vient à se réaliser, sera pour le peuple le jour de la destruction complète. L'invitation au jeûne et à la repentance qu'il adresse au peuple a pour but non seulement d'obtenir la réparation des maux causés par le premier, mais encore plus de prévenir l'accomplissement du second. Mais il reste à savoir quelle est la nature du jugement futur que voit arriver Joël. Est-ce une nouvelle invasion de sauterelles, plus considérable encore que celle dont souffre déjà Israël ? Ou est-ce une invasion d'armées ennemies décrite sous une image empruntée à la forme du châtiment actuel ? Il serait bien étrange de voir le jour de l'Eternel rattaché à une invasion d'insectes, et un fléau de ce genre annoncé par le son du cor, tandis que ce signal d'alarme se rapporte partout ailleurs à l'invasion d'une armée ennemie (Jérémie 4.5 ; 6.1 ; Osée 5.8 ; 8.1). L'on est inévitablement conduit à donner à ce second tableau un sens beaucoup plus grave qu'au premier. Si le fléau des sauterelles, semble dire le prophète, ne vous conduit pas à la repentance, craignez un jugement plus sévère, celui que l'Eternel accomplira par une invasion de sauterelles d'une nature toute différente (celle d'une armée venant du nord, 2.20).
Le cor. Cet instrument était fait originairement avec la corne du bélier.
La trompette : voir Jérémie 4.5, note.
Il vient, il est proche (voir 1.15, note). Le prophète cherche à communiquer à tout le peuple l'émotion dont il est saisi. La crainte du jugement qui s'approche doit le réveiller de l'engourdissement spirituel.
v. 2 · Bible annotée · 18/10/2026
2.1-17 Le jugement à venir
Il emploie quatre expressions différentes pour faire sentir la solennité redoutable du jugement dont il contemple l'approche. Des masses de brouillards et de nuages répandent au matin l'obscurité sur toute la nature ; puis au lieu de l'éclat de l'aurore, apparaît un peuple aux armes brillantes, qui apporte avec lui la destruction. Même s'il s'agit, comme nous le pensons, d'une armée ennemie, il y a évidemment allusion aux sauterelles qui venaient de dévaster le pays. L'approche de ces insectes s'annonce par un reflet jaunâtre et sinistre. Voici ce que raconte le moine portugais François Alvarez dans sa relation d'un voyage en Abyssinie :
Un jour avant l'arrivée des sauterelles, nous pouvions constater leur approche par un reflet jaune renvoyé de leurs ailes sur le ciel. Une autre fois, ce phénomène se produisit d'une façon si intense que le reflet jaunâtre se répandit sur la terre.
3 Devant lui un feu dévore, et une flamme brûle après lui ; devant lui le pays est comme le jardin d’Éden, et après lui, la solitude d’un désert ; et rien ne lui échappe. 4 Leur aspect est comme l’aspect des chevaux, et ils courent comme des cavaliers. 5 Ils sautent :… c’est comme le bruit des chars sur les sommets des montagnes, comme le bruit d’une flamme de feu qui dévore le chaume, comme un peuple puissant rangé en bataille. 6 Les peuples ena 6 ou : devant lui. sont angoissés, tous les visages pâlissent. 7 Ils courent comme des hommes forts, ils escaladent la muraille comme des hommes de guerre ; ils marchent chacun dans son chemin, et ne changent pas leurs sentiers ; 8 et ils ne se pressent pas l’un l’autre. Ils marchent chacun dans sa route ; ils se précipitent à travers les traits et ne sont pas blessésb 8 ou : séparés. ; 9 ils se répandent par la ville, ils courent sur la muraille, ils montent dans les maisons, ils entrent par les fenêtres comme un voleur. 10 Devant eux la terre tremble, les cieux sont ébranlés, le soleil et la lune sont obscurcis, et les étoiles retirent leur splendeur. 11 Et l’Éternel fait entendre sa voix devant son armée, car son camp est très grand, car l’exécuteur de sa parole est puissant ; parce que le jour de l’Éternel est grand et fort terrible ; et qui peut le supporter ?
v. 3 · Bible annotée · 18/10/2026
Ce passage rappelle le mot du conquérant barbare : L'herbe ne recroît jamais où mon cheval a passé.
Des chevaux. De tous temps on a remarqué l'analogie qui existe entre l'apparence des sauterelles et celle des chevaux ; les Italiens les appellent cavallete, les Allemands Heupferde. Job dit en parlant du cheval : Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? (Job 39.23). C'est sur cette comparaison des sauterelles avec des chevaux que s'appuient ceux qui voient ici ou la même ou une nouvelle plaie de sauterelles ; car, disent-ils, la cavalerie ennemie ne peut être comparée à des sauterelles, puisque celles-ci le sont à des chevaux. Mais ils ne sentent pas l'énergie légèrement sarcastique de l'expression du prophète : des sauterelles semblables à des chevaux et qui, dans ce cas, en seront bien réellement. Comparez Jérémie 51.27, où les chevaux sont comparés à des sauterelles, et Apocalypse 9.1-11 où, exactement comme dans notre passage, une invasion d'ennemis est représentée sous l'image de sauterelles, qui sont elles-mêmes comparées à des chevaux.
v. 5 · Bible annotée · 18/10/2026
Voir la description du chapitre 1. Toujours la même ironie : ce peuple robuste, rangé en bataille comme des sauterelles, est l'armée ennemie.
v. 7 · Bible annotée · 18/10/2026
7 à 9 Thomson, ouvrage cité, raconte le fait suivant : Lorsque la tête de la colonne atteignit le palais de l'émir Asaad à Abeîh, elle ne prit pas la peine d'en contourner les angles ; escaladant la muraille comme des soldats qui montent à l'assaut, elle passa par-dessus, atteignit la maison de... et, malgré tous les efforts qu'on fit pour arrêter ce torrent vivant, passa sur le toit... Rien n'est plus frappant que l'obstination que mettent ces insectes à marcher tous dans la même direction comme une armée disciplinée. N'ayant pas de chef, il faut bien qu'ils soient poussés par un instinct commun.
Toutes ces expressions ont donc leur vérité, appliquées aux sauterelles, mais combien plus à une armée d'invasion !
v. 10 · Bible annotée · 18/10/2026
Images de la désolation du pays, empruntées toujours à ce même fléau.
v. 11 · Bible annotée · 18/10/2026
C'est l'Eternel lui-même qui agit par les grandes plaies de la nature et de l'histoire ; c'est pourquoi il est représenté comme le chef invisible de l'armée envahissante, quelle qu'elle soit, sauterelles ou peuple étranger. Attila s'appelait le fléau de Dieu.
12 Ainsi, encore maintenant, dit l’Éternel , revenez à moi de tout votre cœur, avec jeûne, et avec pleurs, et avec deuil ; 13 et déchirez vos cœurs et non vos vêtements, et revenez à l’Éternel , votre Dieu ; car il est plein de grâce et miséricordieux, lent à la colère et grand en bonté, et il se repent du mal [dont il a menacé]. 14 Qui sait ? il reviendra et se repentirac 14 ou : se repentira de nouveau. et laissera après lui une bénédiction, une offrande et une libation à l’Éternel , votre Dieu .
v. 12 · Bible annotée · 18/10/2026
12 à 17 Nouvel appel à la repentance.
v. 13 · Bible annotée · 18/10/2026
L'usage de déchirer ses vêtements en signe de deuil est fort ancien ; voir Genèse 37.34 ; Josué 7.6 ; Job 1.20 ; et comme il est un signe du déchirement du cur, il n'a de prix devant Dieu qu'autant qu'il est accompagné de cet acte intérieur.
Cette description du caractère de Dieu repose sur la révélation que Dieu en a lui-même donnée à Moïse, Exode 34.6-7.
v. 14 · Bible annotée · 18/10/2026
Qui sait s'il. Il est des choses que Dieu veut d'une, manière absolue ; c'est par rapport à celles-là qu'il est dit de lui, Nombres 23.19, qu'il n'est pas homme pour mentir, ni fils de l'homme pour se repentir ; mais il y a des promesses et des menaces qu'il fait conditionnellement et de l'accomplissement desquelles il se désiste, si les conditions morales qu'elles supposent viennent à ne pas se réaliser. Comparez Jérémie 18.7-10 ; Jonas 3.9-10.
15 Sonnez de la trompette en Sion, sanctifiez un jeûne, convoquez une assemblée solennelle ; 16 assemblez le peuple, sanctifiez la congrégation, réunissez les anciens, assemblez les enfants et ceux qui tètent les mamelles ; que l’époux sorte de sa chambre, et l’épouse de sa chambre nuptiale ; 17 que les sacrificateurs, les serviteurs de l’Éternel , pleurent entre le portique et l’autel, et qu’ils disent : Épargne ton peuple, ô Éternel , et ne livre pas ton héritage à l’opprobre, en sorte qu’ils soient le proverbe des nationsd 17 d’autres : en sorte que les nations dominent sur eux. . Pourquoi dirait-on parmi les peuples : Où est leur Dieu ?
v. 15 · Bible annotée · 18/10/2026
Invitation aux sacrificateurs de convoquer les différentes classes du peuple. L'emploi du cor a un tout autre sens dans ce contexte qu'au verset 1.
v. 16 · Bible annotée · 18/10/2026
Les enfants, même à l'âge le plus tendre, ne doivent pas manquer à l'appel, soit parce qu'ils participent au péché général du peuple, soit parce que la présence de ces êtres faibles et relativement innocents doit parler au cur de Dieu.
Le nouveau marié : ceux-là mêmes qui sont en fête doivent s'associer à la douleur publique.
Le dais... : qui durant la semaine des noces couvre le lit nuptial.
v. 17 · Bible annotée · 18/10/2026
Mais ce sont, surtout les sacrificateurs qui doivent donner l'exemple et en quelque sorte le ton au peuple entier. Quel spectacle que celui des représentants du sacerdoce rangés entre le portique du temple et l'autel des holocaustes, et étendant leurs mains vers le ciel avec supplication !
Pourquoi dirait-on ? Comparez Psaumes 79.10.
18 Alors l’Éternel sera jaloux pour son pays, et aura pitié de son peuple. 19 Et l’Éternel répondra et dira à son peuple : Voici, je vous envoie le blé, et le moût, et l’huile, et vous en serez rassasiés ; et je ne vous livrerai plus à l’opprobre parmi les nations ; 20 et j’éloignerai de vous celui qui vient du nord, et je le chasserai dans un pays aride et désolé, sa face vers la mer orientale, et son arrière-garde vers la mer d’occidente 20 litt. : de derrière; c.-à-d. : Méditerranée, comp. Deutéronome 11. 24. ; et sa puanteur montera, et son infection montera, parce qu’il s’est élevé pour faire de grandes choses. 21 Ne crains pas, terre ; égaie-toi et réjouis-toi ; car l’Éternel fait de grandes choses. 22 Ne craignez pas, bêtes des champs, car les pâturages du désert verdissent, car l’arbre porte son fruit, le figuier et la vigne donnent leur forcef 22 ou : leurs richesses. . 23 Et vous, fils de Sion, égayez-vous et réjouissez-vous en l’Éternel , votre Dieu ; car il vous donne la première pluie dans sa mesureg 23 litt. : en justice. , et fait descendre sur vous la première pluieh 23 pluie d’automne, la premièrepar rapport aux semailles. et la dernière pluie, au commencement [de la saison]i 23 ou : au premier [mois]. . 24 Et les aires seront pleines de blé, et les cuves regorgeront de moût et d’huile ; 25 et je vous rendrai les années qu’a mangées la sauterelle, l’yélek, et la locuste, et la chenille, ma grande armée que j’ai envoyée au milieu de vous. 26 Et vous mangerez abondamment et serez rassasiés, et vous louerez le nom de l’Éternel , votre Dieu , qui a fait des choses merveilleuses pour vous ; et mon peuple ne sera jamais honteux. 27 Et vous saurez que je suis au milieu d’Israël, et que moi, l’Éternel , je suis votre Dieu , et qu’il n’y en a point d’autre ; et mon peuple ne sera jamais honteux.
v. 18 · Bible annotée · 18/10/2026
2.18-32 Le retour de la grâce divine.
Le retour de la grâce divine est un fruit de l'acte d'humiliation et de prière qui vient d'être décrit. Il a lieu d'abord d'une manière prochaine et préalable, puis d'une manière finale et parfaite. Ainsi que dans la première partie, le jugement était présenté d'abord comme châtiment d'avertissement (chapitre 1), puis comme jugement de destruction complète (chapitre 2), il en est de même de la bénédiction. Et d'abord, comme bénédiction prochaine. Celle-ci renferme trois grâces :
- l'éloignement du fléau exterminateur qui menaçait, verset 20
- le rétablissement de la prospérité temporelle détruite, versets 21 à 27
- l'effusion de la pluie de l'Esprit comme préparation des derniers temps, versets, 28 à 32
La plupart des interprètes envisagent aujourd'hui les deux versets 18 et 19 comme une notice historique, par laquelle Joël ferait connaître au lecteur le résultat du jeûne solennel qui avait été publié. Il faudrait ainsi supposer un certain intervalle de temps écoulé entre ce qui précède et ce qui suit. Nous ne pouvons nous ranger à cette idée, d'abord parce que cette notice historique, survenant tout à coup et sans préparation, est en soi un fait très invraisemblable ; puis, parce que, dans cette supposition, le prophète aurait dû mentionner en quelques mots l'accomplissement réel de l'acte d'humiliation dont il avait pris l'initiative ; ce récit serait la condition indispensable des paroles suivantes, renfermant celui du retour de la faveur divine. Enfin la mention, au verset 19, des paroles mêmes prononcées par l'Eternel montre qu'il ne s'agit pas ici du récit d'un fait réel, mais que c'est le prophète qui continue à parler et qui met par avance ces paroles dans la bouche de Dieu, quand il se retournera vers le peuple à la suite de l'acte de pénitence de ce dernier. Tout est à venir. Les verbes au passé dans ces deux versets sont, comme si souvent, une représentation anticipée de l'avenir certainement attendu.
v. 20 · Bible annotée · 18/10/2026
Après la promesse générale du verset 19, est décrite la première grâce spéciale que l'Eternel accordera à son peuple repentant ; il éloignera le danger d'extermination totale qui le menaçait. Déjà un ennemi venant du septentrion a commencé à envahir le pays. Cette dénomination : le septentrional : tsephoni, ne peut guère s'appliquer à un essaim de sauterelles, puisque celles-ci arrivent en général non du nord, mais du sud ou de l'est, des déserts d'Arabie ou de Syrie ; que si, dans certains cas exceptionnels, il en est autrement, comme on le prétend, Joël ne pourrait, en tout cas, tirer d'un fait aussi particulier une dénomination ayant un caractère usuel comme ce terme de tsephoni, le septentrional. On s'est efforcé par cette raison de chercher à ce terme des sens différents ; on n'a pas réussi. Mais ce que l'on sait en revanche, c'est que les invasions des grands peuples orientaux, les Assyriens et les Babyloniens, sont toujours désignées comme venant du nord. Comparez Esaïe 14.31 ; Jérémie 1.3, note, et une foule d'autres passages. Ce sont donc des ennemis de ce genre qui sont figurés ici sous l'image des sauterelles.
Et je la pousserai. La destruction de l'armée ennemie est représentée comme celle d'une nuée de sauterelles que pousserait le vent du nord. L'ouragan presse sur le centre de la colonne qui est jeté au midi vers le désert d'Arabie ; les deux ailes sont poussées l'une dans la mer Morte à l'orient, l'autre dans la Méditerranée à l'occident. Ainsi aurait été détruite par une sorte de miracle et sans coup férir, sous Josaphat, un demi-siècle avant Joël, l'armée innombrable des Moabites et des Ammonites (2Chroniques 20.4 et suivants).
Le devant, l'autre bout : pour les Juifs, le devant est toujours l'orient, le derrière l'occident.
Il en montera une infection. Volney, dans son voyage en Syrie et en Egypte, dit :
Les vents du sud et du sud-est chassent violemment les nuages de sauterelles sur la Méditerranée, et ils les y noient en si grande quantité que, lorsque leurs cadavres sont rejetés sur le rivage, ils infectent l'air pendant plusieurs jours à une grande distance.
Saint Jérôme, qui a passé une grande partie de sa vie en Palestine, fait une remarque analogue à propos de notre verset ; il a vu des bandes de sauterelles enlevées par le vent et jetées soit dans la mer Morte, soit dans la Méditerranée ; leurs cadavres rejetés sur le rivage produisaient une telle infection que des maladies contagieuses sur le bétail et sur les hommes en étaient souvent la conséquence.
Le prophète insiste sur ce fait de l'infection ; il veut le faire contraster avec les prétentions orgueilleuses de cet ennemi.
Il s'est glorifié, littéralement : il a fait grand. Peinture de la jactance et de la confiance en sa propre force. Il est difficile de comprendre comment un sentiment pareil pourrait être attribué à des sauterelles. C'est ce qui a engagé plusieurs interprètes à rapporter le pronom il à l'Eternel mais l'Eternel vient de parler de lui-même à la première personne, et le même verbe va lui être appliqué au verset 21, pour opposer sa grandeur réelle à la grandeur prétendue de l'ennemi. Le il ne peut donc désigner que l'ennemi détruit.
v. 21 · Bible annotée · 18/10/2026
La seconde bénédiction promise. Non seulement l'Eternel détourne le châtiment imminent, mais il répare tous les désastres causés par le fléau précédent. Chacun des traits qui suivent correspond à l'un de ceux de la désolation précédente (fin du chapitre 1).
v. 22 · Bible annotée · 18/10/2026
Bêtes des champs : comparez 1.20.
Oasis du désert : comparez 1.10,11,17.
Le figuier et la vigne : comparez 1.12.
v. 23 · Bible annotée · 18/10/2026
Fils de Sion : comparez 1.14.
La pluie d'automne, opposée à la sécheresse : 1.19-20.
Comme il convient ; littéralement : en justice ou pour la justice. L'expression triviale : comme de juste, rendrait bien l'idée. A la réconciliation du peuple avec son Dieu succède le rétablissement du fonctionnement régulier de la nature. Le contexte ne permet point de donner ici à moré (pluie d'automne) le sens de docteur, que ce mot peut avoir aussi, et d'entendre comme la Vulgate : un docteur pour vous enseigner la justice.
Premièrement. Ce mot est remarquable ; il trouve son explication dans le, après cela du verset 28. Dieu commencera par rendre à son peuple, à la suite de sa repentance, les bénédictions temporelles ; puis il le comblera d'une bénédiction spirituelle inespérée et toute nouvelle.
v. 24 · Bible annotée · 18/10/2026
Les greniers, les cuves : comparez 1.10.
v. 25 · Bible annotée · 18/10/2026
Je vous compenserai : comparez 1.4. Le fléau avait donc duré des années.
v. 26 · Bible annotée · 18/10/2026
26 et 27 Réponse à la prière du verset 17. Ici (verset 28) commence le chapitre 3 dans le texte hébreu.