Ici encore on a contesté la vérité de notre récit. La peine de mort était prononcée contre l'adultère (Lévitique 20.10 ; Deutéronome 22.22) mais la lapidation, n'était infligée, selon la lettre de la loi, qu'à la fiancée infidèle (Deutéronome 22.24) les pharisiens n'auraient donc pas eu le droit de dire que Moïse avait ordonné ce genre de supplice. Mais comme, en fait, on l'appliquait lorsque la loi n'en prescrivait pas d'autre (Exode 31.14 ; comparez avec Nombres 15.32-36), ils pouvaient s'appuyer de l'usage, pour prononcer ces paroles.
- Meyer résout autrement la difficulté. Pour retrouver ici exactement la lettre de la loi, il admet que la femme dont il s'agit était en effet une fiancée devenue infidèle. Cela est très peu probable.