Marthe, en présence de Jésus et sous l'impression de sa parole, sent sa foi s'affermir et grandir ; elle répond sans hésiter : Oui, Seigneur !
Et la preuve qu'elle a maintenant compris que le vrai objet de sa foi et de toutes ses espérances se concentre dans la personne du Sauveur, c'est qu'elle le confesse lui (grec) : Moi je crois (verbe au parfait, exprimant un fait accompli et permanent, comme Jean 6.69) que toi tu es le Christ, le Fils de Dieu.
Par le premier de ces titres, Marthe reconnaît en Jésus le Messie, l'Oint de Dieu, le Libérateur promis à son peuple ; par le second, elle confesse en lui un être qui est avec Dieu dans le rapport tout spécial d'un fils à son père et qui, comme tel, est véritablement "la résurrection et la vie" (Comparer Jean 6.69)
- Le dernier qualificatif appliqué par Marthe à Jésus ne constitue pas un troisième titre, parallèle aux deux autres. Il est donc inexact de le rendre par : Celui qui devait venir. (Comparer Jean 6.14)
Il y a en grec un participe présent. On doit donc traduire : qui vient dans le monde, qui doit venir, d'après la promesse divine, et qui vient en effet.
Cette expression est constamment appliquée au Libérateur promis dans les Ecritures et qui, selon la foi des Israélites croyants, vient certainement. (Matthieu 11.3, note.)