Luthardt a réparti les six propositions de ces versets en deux groupes de trois : d'un côté, la foi du fidèle, son union personnelle avec le Seigneur et la fidélité avec laquelle il persiste dans cette union (v. 27) ; de l'autre, le don de la vie que lui fait Jésus, le salut qu'il lui assure et la divine protection dont il le fait jouir (v. 28). Mais cette division en deux groupes ne s'accorde pas avec les deux κἀγώ, et moi, au commencement de la seconde et de la quatrième proposition. Ces deux pronoms indiquent une réciprocité répétée entre la conduite du fidèle et celle de Jésus, et parlent ainsi en faveur de la division de Bengel qui répartit en trois groupes de deux : 1re paire : foi du fidèle à la parole prêchée (« entendent ma voix), et témoignage personnel de Christ accordé au croyant (« je les connais). 2e paire : fidélité pratique du croyant ainsi connu et aimé (« elles me suivent »), et, de la part du Christ, communication du bien suprême, la vie éternelle (« je leur donne… »). La 3e paire énonce le caractère indestructible du salut que possède ainsi le croyant (« elles ne périront jamais ») et le principe de cette certitude, la fidélité de Jésus qui les préservera de tout ennemi (« nul ne les ravira… »). La 1re paire se rapporte plutôt, comme la première similitude, v. 1-6, à la formation du lien ; la 2e, comme la deuxième similitude, v. 7-10, à la vie dans cette position ; la 3e, comme le tableau v. 11-18, à la nature indestructible de cette relation. - La main est moins ici l'emblème de la puissance que celui de la propriété : « Elles ne cesseront d'être à moi. »