Plusieurs éditeurs et exégètes rattachent : en toutes choses (verset 35) à la proposition précédente. (verset 34)
L'apôtre voulait, paraît-il, terminer son admirable discours par la parole d'adieu qui précède ; (verset 32) mais une pensée importante s'offre encore à lui et il l'ajoute : recommander aux anciens d'Ephèse le désintéressement dont il leur avait donné l'exemple, et cela par égard pour les faibles, que scandaliserait la moindre apparence d'avarice.
L'apôtre s'en est bien gardé ; il a travaillé de ses mains pour subvenir à ses besoins, (Actes 18.3, note) et même à ceux de ses compagnons d'œuvre, ce que nous ne savions pas d'ailleurs.
Les faibles sont les chrétiens mal affermis que les vues intéressées de leurs conducteurs ébranleraient dans leur foi ; (comparer : Romains 14.1 ; 15.1 ; 1Corinthiens 9.22, etc.) et il s'agit ici, non de les secourir matériellement, mais (grec) de les accueillir, de venir au devant d'eux, en leur évitant toute occasion de chute. (1Corinthiens 9.12)
Telle est l'interprétation de Calvin, de Meyer et de beaucoup d'exégètes.
Quelques Pères, Olshausen, de Wette, entendent par les faibles des pauvres, qu'il s'agirait d'assister ; mais ni le substantif ni le verbe n'ont cette signification. Et, bien que cette pensée en elle-même soit assurément dans les vues de l'apôtre, s'il avait voulu l'exprimer ici, il se serait servi d'autres termes. (Voir la note suivante.)