Harmonie des Évangiles · Partie 4 · De la troisième Pâque au jour des Rameaux (troisième année) · Darby
Le Bon Pasteur
1En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. 2Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis. 3À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. 4Et quand il a mis dehors toutes ses propres [brebis], il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix ; 5mais elles ne suivront point un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. 6Jésus leur dit cette similitude ; mais ils ne comprirent pas ce que c’était qu’il leur disait. 7Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. 8Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. 9Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture. 10Le voleur ne vient que pour voler, et tuer, et détruire : moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. 11Moi, je suis le bon berger : le bon berger met sa vie pour les brebis ; 12mais l’homme qui reçoit des gages, et qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas en propre, voit venir le loup, et laisse les brebis, et s’enfuit ; et le loup les ravit, et il disperse les brebis. 13Or l’homme à gages s’enfuit, parce qu’il est un homme à gages et qu’il ne se met pas en souci des brebis. 14Moi, je suis le bon berger, et je connais les miens et je suis connu des miens, 15comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je mets ma vie pour les brebis. 16Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. 17À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. 18Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père. 19Il y eut encore de la division parmi les Juifs à cause de ces paroles ; 20et plusieurs d’entre eux disaient : Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? 21D’autres disaient : Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ?
D'après le chanoine Alfred Weber, Les quatre Évangiles en un seul (1898), édition de 1914, p. 102 ; domaine public.